Pastel au doigt, encre à l'éponge, acrylique à la brosse à dent, objectif photo à l'oeil, montages à la souris... mais derrière des volets clos, quel intérêt?
Bonjour à tous!
Voici le moment de dévoiler les oeuvres.
Le vote, c'est tout en bas. Vous pouvez en choisir 3.
Vous pouvez publier un article sur vos blogs pour inciter vos visiteurs à venir voir la galerie chez Flo ou ici, mais ne publiez pas l'outil de vote!
Ne publiez pas non plus votre oeuvre avant la fin du vote, soit le 17 avril au soir.
Bonne visite!
1. Acrylique
2. Pastels, acrylique, photomontage
3. Photomontage
4. Crayon graphite sur papier aquarelle
5. Traitement informatique
6. Crayon et colorisation informatique
7. Crayon graphite, colorisation et bulles informatique
8. Encre de chine en lavis
9. Huile
10. Marqueur et stylo
11. Photomontage
12. Stylo, crayons de couleur, mine de plomb
13. Aquarelle et traitement informatique
14. Aquarelle et feutres
15. Huile
16. Acrylique
17. Crayon graphite
18. Crayon
19. Aquarelle
20. Crayon de bois, plume, encre
21. Aquarelle et encre
22. Composition informatique
23. Stylo
24. Encre de chine et crayons de couleur
25. Dessin puis colorisation informatique
26. Plume de bambou, encre de chine
27. Aquarelle, encre de chine
28. Crayon, encre, lavis, aquarelle et photomontage
29. Aquarelle
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Les textes du Jeu des Pinceaux :
même principe, à vous de choisir votre oeuvre écrite préférée :
Texte 1 :
Dans le dédale
Des couloirs
Et des salles
De mon crâne
mes pensées
S’entrelacent
Des escaliers
De mots
Et marche par marche
Mes maux
S’écrivent
Et se libèrent
Ma tête
Est un château
Une forteresse
Hantée
Par l’envie
De vivre
Malgré tout
Telle une lumière
Qui force l’ombre
Et l’espoir
Nait
s’accroche
A cet entrelacement
Comme une rampe
A l’intérieur
Des ténèbres.
Texte 2:
Le conte du renard bleu, de la rivière emprisonnée, de la clé d’or et de la jeune fille aux yeux fermés
On aurait pu croire que la jeune fille dormait paisiblement mais sa tête faisait un angle mortel avec le reste de son corps.
Elle portait une robe de mariée.
Ses pieds disparaissaient au fonds de chaussures à talons aiguille et le renard bleu autour de son cou était plus grand qu’elle.
Eglantine, rieuse et curieuse, adorait se déguiser avec les vêtements trouvés au grenier.
-- Je vous le jure, commissaire, gémit la gouvernante. J’ai trouvé la petite exactement dans cette position, à côté de ce coffret que je n’avais jamais vu auparavant.
-- Que me contez-vous là ? Bougonna le commissaire.
Il ruisselait de transpiration sans que l’on sache s’il devait son état à l’océan de perplexité dans lequel il était plongé ou à la chaleur suffocante des combles.
Le coffret avait été ouvert au moyen d’une petite clé en or. Sans doute par la jeune fille.
Il ne contenait qu’un billet crasseux sur lequel était écrit à la plume d’oie dans une encre délavée par le temps « Malheur à qui libérera la rivière ».
Personne n’a jamais résolu cette énigme.
Le médecin légiste qui réalisa l’autopsie disparut du jour au lendemain.
Peut-être à cause de la rivière de diamants qui coula de la main d’Eglantine lorsqu’il ouvrit son petit poing serré.
On raconte que depuis ce jour-là, Eglantine erre dans le château à la recherche de son trésor.
Texte 3 :
Volée de marches
Gravir et partir
Rayons promis
Choisir une voie
L’azur incandescent
Ou l’ombre recueillie
Demeurer en ce lieu
Dans la paix indicible
Rencontrer les esprits
S’envoler ver le ciel
Laisser l’ombre aux absents
Rejoindre l’ange blond
Texte 4 :
Ma demeure
Je me souviens
Du temps de ma jeunesse
Au Printemps, les jardins
Nos prouesses
Insouciants, nous festoyions
A la lueur des lumignons
C'était une demeure de Campagne
De belle allure antique
J'étais une Reine fantasmagorique
Les Elfes étaient mes compagnes
Nous régnions sur le Pays
Paix et Bonheur
Tous nos gens avaient à l'esprit
Ce fût un grand malheur
Quand l'envahisseur avide
Posa le pied sur notre Monde
Il perpétra des choses immondes
Mon Peuple affamé, livide
Périt jusqu'au dernier
Le Rêve, ils avaient assassiné !
Réfugiée dans la Forêt
Je n'avais plus qu'à errer
De sentier en sentier
Déposant mes baisers, la nuit
Sur le front de jeunes Enfants
J'espérais de toute mon Âme
Les rendre à la Vie
Mais jamais
Au grand jamais
L'usurpateur méfiant
Ne les laissait s'émerveiller
Les condamnant à une existence infâme
Je suis à l'Automne,
Je rode autour de ma Demeure
Je pleure, je pleure
Une pluie monotone
Les murs sont devenus gris
Toutes les couleurs sont parties
Il fait froid
Sur la dalle,
Le sang jaillit
Les vitraux luminescents
Volent en éclats
Les colonnes, solides et généreuses
S'effondrent avec le temps
C'est l'Avènement du Mal
Ils ont détruit le Paradis
N'oubliez pas,
Je suis précieuse
Et je suis encore là...
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