Pastel au doigt, encre à l'éponge, acrylique à la brosse à dent, objectif photo à l'oeil, montages à la souris... mais derrière des volets clos, quel intérêt?

















































Éveil des sens
Quelle sensation merveilleuse,
Je me sens bien, je suis heureuse.
La passion exalte mon esprit,
Mes sens s'éveillent à la vie,
Un bien-être m'envahit,
Et de plaisir, ma peau frémit.
Auprès de lui, je me sens femme,
Son amour transporte mon âme.
Mon corps vibre sous ses caresses,
Mon cœur exulte par sa tendresse.
Quand ses lèvres frôlent mes seins,
Que ses mains glissent sur mes reins,
Alors, je me sens vivre enfin,
Du soir tombant jusqu'au matin.
beauté nue mise en lumière
lascive mais insoumise
pudeur exquise
chevelure de lionne
dessinant des ombres
tel un pinceau ....
Désir
Ne vous en déplaise
Ses mains courent
Sur ma peau de glaise
Il me façonne, il me sculpte
Déesse de l'amour
Érigée pour son culte
Le Chef d’œuvre
L’ombre et la lumière, complices du photographe, lui obéissent. Le maître et le modèle auront disparu depuis longtemps que le chef-d’œuvre perdurera. Il bénéficiera peut-être d’une ou plusieurs restaurations grâce à la générosité d’un mécène, fier d’offrir la contemplation du chef d’œuvre aux générations successives d’admirateurs.
Le chef-d’œuvre inspirera d’autres artistes : peintres, dessinateurs, sculpteurs, musiciens, poètes, écrivains …
Il devient alors le noyau de toute création. L’ombre et la lumière le savent, eux, qui vivent le temps d’une galaxie.
Les élans du corps
Coralise saisit la vie à bras-le-corps,
Mots du corps chevillés à son corps,
En réprimant un haut-le-corps,
Main de fer dans un gant de velours.
Elle est à pied d'oeuvre,
Pour se donner corps et âme,
N'y allant que d'une fesse,
Pour reprendre ses esprits.
Une cuisse de nymphe émue,
A son corps défendant,
Met Coralise sur son séant,
Sans être le nombril du monde.
LE SAUT
Je vole ! Le vent coule sur mon visage et pénètre mes membres qui se glacent. Il semble que je n’ai plus de corps, il se dissout dans l’air et l’espace. Plus rien ne me confine, plus rien ne m’atteint, je suis libre !
Attendez ! Attendez ! Il faut que je revienne un peu en arrière.
Ma vie semblait avoir pris un tour favorable. J’étais enceinte et j’allais me marier.
Et surtout j’aime. Et je me semblais heureuse !
Ma vie pourrait n’avoir été que tristesse et solitude. Mais non ! Enfin, je me sens vivante pour la première fois depuis longtemps. Je sens en moi la vie et c’est comme si elle me la transmettais.
« C’est une fille ! » avait dit le docteur.
On s’est regardé, lui et moi, et on a souri.
Mais j’ai écrit, je, lui, ai écrit, à lui qui n’avait jamais été là pour moi, ce père. Je lui ai dit que j’étais passé à autre chose, que j’avais fait mon deuil, qu’il était mort pour moi.
Mais il est revenu, il a su. Et je savais que c’était pour elle qu’il était là. Il la voulait. Il voulait me la prendre. Il voulait l’abîmer tout comme il m’avait abîmé. Et j’ai compris que je ne lui échapperai pas, qu’il était de nouveau en moi, à travers ce petit être qui gigotait en mon sein.
C’est alors que j’ai pris ma décision.
J’ai froid !
C’est l’hiver !
J’ai sauté de très haut. Je suis nue et tout est comme ralentit, le temps ne compte plus. La vie n’a plus d’importance, elle est en moi maintenant et pour toujours.
Je caresse mon ventre et je souris.
Le sol se rapproche de plus en plus. Je sais que c’est la fin et le commencement d’autre chose.
« Tout est fini, lui dis-je, ne t’inquiètes pas tout est fini. »
Carnets de dessins et de notes
La photo
TELLE QUELLE
Comment donner Formes à la femme dévoilée
Lever le rideau sur les Trésors des îles
A la lisière de la Terre et de la Mer
Trop de monde trop de bruit
Le dessinateur doit Partir, ailleurs mûrir un peu
disparaître à la poursuite du Graal
Mais l'art sent la poudre
Un grand oiseau Rouge au Bec sacré
détrôna le Soleil comme un Dernier orage rose
C'est la chute de l'âme
qui sera une affaire un marché en villes
Le Génie trouve une place et montre aux hommes la légereté des Arts
vêtement interdit malgré tout.
9. Maryl
La liberté acquise, c'est ne plus avoir honte de soi-même.
Angles et rondeurs
S'offrant
Et se dissimulant
De ses bras et de ses cheveux cachée
Sur elle-même pliée
Mais buste renversé en un geste d'offrande
Dans le jeu d'ombre et de lumière
D'un savant clair-obscur qui se fait naturel
Beauté sculpturale mais chair vivante
Toute habillée de pudeur audacieuse,
elle rêve...
Absente à ce qui l'entoure
Inconsciente du vide où elle se trouve
terre promise surgie du néant...
Choisissez vos trois textes préférés, le gagnant illustrera la participation graphique gagnante!
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